En savoir plus sur les années 20 appelées années folles

Au début des années 20, la France continuait à se reconstruire et à panser ses plaies après la Première Guerre mondiale. L’économie commençait à s’améliorer petit à petit et les Français, eux retrouvaient un peu le goût de vivre. À partir de là débutait les années folles, une période mouvementée, qui montrait toute la liberté et la joie de vivre que voulait ressentir chacun.

Pourquoi les années 20 étaient-elles appelées années folles ?

Les années 20 rappellent une atmosphère remplie de bouillonnement artistique, d’effervescence culturelle et d’euphorie sociale. Cette époque marquait une parenthèse entre la fin de la Première Guerre mondiale et le début des années noires qui ont suivi. Ce fut une période de soulagement et de libération pour tout le monde. Selon l’histoire, c’est en 1920 qu’Hitler a fondé le parti nazi ou le parti national-socialiste des travailleurs allemands comme il aimait l’appeler. À cette époque, cela ne semblait pas encore constituer une menace. En France, pendant les années folles, tout le monde se permettait de rêver à un monde nouveau, loin des traumatismes causés par la guerre. Un vent de solidarité et de mutation soufflait sur tout le pays. Ces années étaient marquées par la créativité et l’exubérance au niveau culturel. Paris constitue l’épicentre de ce mouvement joyeux et festif. Les artistes, les peintres, les photographes, les écrivains et les intermittences du spectacle dont ceux du mouvement surréaliste se rassemblaient dans le quartier parisien de Montparnasse pour révolutionner le milieu culturel d’avant-guerre. Pour plus d’informations sur ce que représentaient les années folles, rendez-vous sur le site art-twenty.com.

Les domaines artistiques qui ont marqué les années folles  

Le premier domaine artistique qui a marqué les années 1920 est le spectacle sur scène. Durant cette décennie, la concurrence entre ballets suédois et ballets russes a créé une véritable émergence dans les cabarets et les music-halls. Le spectacle, le chant et la danse étaient mis en avant sur tous les fronts. Ensuite, il y a l’architecture et la décoration qui ont été renouvelées pour correspondre à la société moderne d’après-guerre. En 1925, à Paris, se déroulait l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes qui mettaient à l’honneur deux tendances décisives des années folles : le style international et celui de l’art déco. Tout ce qui constituait la décoration était profondément modifié. La mode féminine a également connu un changement durant cette période de l’histoire. En effet, c’est à travers la mode que les femmes ont montré leur volonté d’émancipation. C’est notamment durant cette époque que Colette ou Coco Chanel s’est affirmé comme figure de la société. Enfin, cette décennie fut aussi marquée par une émergence de différents mouvements artistiques et l’interaction de groupes d’artistes. La sculpture et la peinture figurative étaient à leur top.

Les femmes qui ont marqué la décennie

Parmi les femmes qui ont marqué cette période d’effervescence figure Jeanne Bourgeois, connue de tous sous le nom de Mistinguett. Elle incarnait l’image type de la Parisienne et fut la vedette du Casino de Paris et du Moulin Rouge. Toutefois, celle qui s’est faite le plus remarquée est Kiki de Montparnasse, considérée comme « La Reine de Montparnasse ». Son véritable nom est Alice Ernestine Prin. C’est l’artiste japonais Foujita qui lui donna le surnom de Reine de Montparnasse. Elle fut celle qui animait le quartier durant ces années de pure euphorie et était même l’égérie de Tout Paris. Elle était le modèle favori du photographe Man Ray, mais également son amante. Ils immortalisaient leur histoire d’amour à travers leurs œuvres en commun comme la fameuse photographie du Violon d’Ingres où le célèbre photographe représente Alice en violoncelle érotique. Sachez que parmi toutes les époques, c’est durant les années 20 que la France a le plus illustré son côté libertin. En conséquence, chacun n’hésitait pas à montrer le sien. Il ne faut pas non plus oublier Joséphine Baker, une jeune danseuse noire américaine qui fut le symbole de la libération sexuelle exaltant tout Paris et la vedette du théâtre des Champs-Élysées.

Les années folles en Europe et en Amérique

Après la Première Guerre mondiale, les États-Unis ont connu une croissance rapide notamment due à l’augmentation de la production et à la spéculation boursière. Les agriculteurs étaient les seuls qui ont eu du mal à remonter la pente, en raison de la baisse des prix des produits de gros. Pour l’Europe, la crise économique causée par la guerre fut enfin désamorcée entre 1925 et 1926. La France a pu connaître une hausse rapide de sa production industrielle en investissant à l’étranger. Le commerce français devint aussi excédentaire. Pour l’Allemagne, le pays a dû payer des indemnités de guerre, ce qui l’a conduit vers une crise économique au début de la décennie. Malgré tout, le pays a su se redresser grâce aux prêts consentis par les banques américaines. Le Royaume-Uni, quant à lui, n’a malheureusement pas réussi à retrouver son équilibre économique au cours des années folles.